8 avr. 2017

Haro sur la province !

Les grands quotidiens nationaux proposent souvent à leurs lecteurs des collections d'ouvrages sur différents sujets. C'est le cas en ce moment du Figaro, qui offre une collection de 40 volumes reliés et fort bien présentés, traitant des grandes figures de la spiritualité chrétienne, de saint Thomas d'Aquin à mère Teresa en passant par saint Jean Chrysostome ou sainte Thérèse d'Avila.

Ces livres paraissent le jeudi et on les trouve chez le marchand de journaux local. On les trouvait, devrais-je dire, parce que ce n'est plus le cas maintenant. Jusqu'au 15ème volume, les livraisons étaient aléatoires, il fallait attendre un jour ou deux de plus, on finissait toutefois par les avoir. Mais là, la Maison de la Presse n'en reçoit plus du tout. Que faire pour terminer cette passionnante collection ? Les commander sur Internet par exemple ?

Oui, mais pas si simple... Parce que quand on arrive sur le Figarostore, et qu'on remplit le formulaire de commande, on récupère un message d'erreur sybillin, où je n'ai compris que "already exist". Ah bon, j'ai déjà un compte sur ce site moi ? Je téléphone au service client. Le monsieur fait des recherches et m'indique qu'effectivement, il y a déjà un compte avec l'adresse mail de mon mari, suite à un ancien abonnement à une revue rachetée depuis par le Figaro. Je passe donc ma commande au téléphone et comprends comment il faudra que je procède la semaine prochaine pour la suivante.

Plusieurs remarques :

Déjà, pourquoi ne puis-je pas me créer un compte personnel, un nouveau compte ? C'est ce que j'avais tenté de faire sans succès, mais avec la même adresse postale, évidemment. Mystère de la gestion de leur base de données.

Sachant qu'il est facile de trouver ce livre à la gare St Lazare par exemple, ou ailleurs à Paris, pourquoi n'est-il plus distribué dans ma province ? On nous rebat les oreilles avec le maintien du commerce de proximité pour dynamiser les centres des bourgs et éviter la fuite vers les grandes surfaces, encore faudrait-il les traiter comme ceux des villes, sinon, c'est de l'hypocrisie pure et simple. Parce que s'il faut faire 30 kms en voiture, si pas plus, pour aller récupérer un bouquin, ce n'est pas écologique, n'est-ce pas messieurs, vous qui prêchez la consommation locale ? Mais c'est vrai que ces gens-là n'habitent pas la campagne !

Je ne suis pas prête à recommencer une collection semblable, c'est trop le jeu de piste pour la suivre sur 40 volumes, et pourtant, celle-ci est de grande qualité, tant dans le fond que dans la forme, ce qui justifie les efforts déployés, même si on les déplore....

5 avr. 2017

Spam Renault

Quand on achète un véhicule chez Renault (mais je suppose que ce n'est pas très différent chez les autres), on est abreuvé de propositions en tous genres, de publicités pour des garanties supplémentaires, des accessoires et autres gadgets tous aussi indispensables les uns que les autres pour l'heureux propriétaire d'une voiture de cette marque (qui a si bien choisi...). Passe encore pour les garanties, les forfaits entretien, et autres propositions en rapport direct avec l'achat, mais il y en a un dont on se demande ce que ça vient faire là.

Il s'agit d'un "truc" pour retrouver clés, téléphone mobile, et autres papiers égarés. Donc, voilà comment il faut procéder (je n'invente rien, j'ai le papier sous les yeux).

En premier, on vous envoie par courrier un lot d'étiquettes auto-collantes à fixer sur les objets, et un code d'activation. Oui, parce qu'il faut activer un compte. Pour ça, il faut aller sur un site web, ou scanner un QR code fourni dans le document. Une fois sur le formulaire d'activation il faut indiquer :


  • le numéro d'identifiant client qui est mentionné dans le dernier paragraphe de la lettre jointe au document
  • le code d'activation
  • le numéro objet mentionné sur les étiquettes fournies


Ensuite, on colle les étiquettes, et on attend de perdre l'objet.....

Et c'est là qu'on se marre, parce que si quelqu'un trouve l'objet perdu, il lui faut :


  • Aller sur le site qui gère ce truc
  • Laisser ses coordonnées
  • Indiquer le numéro objet à 9 chiffres de l'étiquette


Ceci fait, le site alerte celui qui a perdu par un SMS avec les coordonnées de la personne qui a retrouvé, qu'il faudra alors contacter avec les dites coordonnées pour récupérer l'objet.....

Plus compliqué tu meurs !!

Qui, trouvant un téléphone mobile, ou des clés, va faire cette longue démarche et donner son nom et ses coordonnées (bonjour la discrétion...) ?? Déjà rapporter la chose aux Objets Trouvés ou au commissariat de quartier n'est pas évident, mais là, c'est le comble ! On a aussi vite fait de coller une étiquette avec une adresse mail (pas la principale, évidemment, une adresse type "poubelle") ou un numéro de mobile, ce qui est plus risqué, sans passer par toute cette procédure. Quant aux papiers d'identité, comme il y a le nom et l'adresse dessus, celui qui les trouve peut toujours les renvoyer par la Poste s'il en a envie.

Ce service parfaitement inutile, est offert par Renault pendant 1 an. Est-il payant ensuite ? Ce serait le comble....

En plus, quel rapport avec l'industrie automobile ???


3 avr. 2017

Lyon 2017

Traditionnelle virée annuelle à Lyon, ville toujours aussi séduisante que variée, sans oublier les excès de table dus à la gastronomie locale... Quenelle, saucisson pistaché, salade lyonnaise et autres lentilles si bien accommodées, le tout arrosé d'un pot de Mâcon bien frais ! Des transports en commun très bien organisés qui permettent d'aller partout, et le plaisir de voir le chœur de la Primatiale Saint Jean enfin fini de restaurer où les vitraux se détachent sur les pierres blanches donnant à l'ensemble une sobriété et une beauté remarquables.


Quand le TGV est en forme, ce qui n'est hélas pas toujours le cas, on ne met pas longtemps à rejoindre Lyon depuis Paris (un peu plus depuis ma campagne..) et là, on a l'embarras du choix pour visiter musées et édifices, places et points de vue, quartiers historiques et traboules, petits bouchons et immenses brasseries !

Quelques photos. Sur celle de nuit, le trait rouge est la grue qui surplombe les grands travaux de l'Hôtel-Dieu.


Pont de la Guillotière

En allant vers la place Bellecour

22 mars 2017

La petite dernière

Dans moins d'un mois, ça fera 50 ans que j'ai passé le permis de conduire, un beau matin (fallait le passer avant d'aller travailler), dans les rues de Mantes-la-Jolie (*). Si la première voiture que j'ai eue était une DAF automatique neuve (j'avais été traumatisée par le péché mortel qui était "caler" pendant que je prenais des leçons de conduite) les suivantes ont été à boîte mécanique, parce que c'était plus facile à trouver d'occasion, et qu'il s'agissait de la seconde voiture du foyer.

Là, ma petite auto, qui allait sur ses 13 ans, commençait à donner des signes de faiblesse, fallait faire quelque chose, même si je l'aimais bien, mais faire des frais (de plus en plus importants) sur une voiture qui est en fin de vie n'est pas le plus raisonnable. Fallait en changer, mais acheter une voiture neuve à mon âge, moi qui les garde plus de 10 ans, n'était pas non plus très raisonnable, et trouver "la" bonne occasion dans les petits modèles envisagés était plus compliqué. Donc, on prend une location-vente (ou leasing en bon français), qui a au moins l'avantage de ne pas avoir à s'occuper de l'entretien ou des pannes éventuelles, tout étant pris en charge sans frais.

Et la petite dernière est arrivée ! Toute blanche, toute brillante, toute propre (pour l'instant), toute jeunette, indiquant 5 kms au compteur, avec plein de petits trucs amusants : matériel dédié pour poser son téléphone et l'utiliser en bluetooth (**), mais aussi en GPS avec application dédiée gratuite (***), musique sur clé USB (paraît que le lecteur de CD c'est ringard (****), qu'on m'a dit), vide-poches originaux, et surtout sièges arrière très faciles à replier pour agrandir le coffre.

D'accord, ce n'est pas une grosse auto qui va vite, mais comme je ne vais jamais vite, et jamais bien loin non plus, elle me suffit amplement. Facile à conduire, facile à garer, c'est tout à fait ce qu'il me fallait.

Nous allons vivre ensemble pendant 4 ans, après, on verra ce qu'il adviendra d'elle ou de moi !




(*) C'était je pense, beaucoup plus facile qu'aujourd'hui, et surtout moins onéreux, de ça, je suis sûre.
(**) Ce qui ne me servira à rien, je ne téléphone jamais en voiture, c'est pour moi un principe aussi intangible que 0 g d'alcool quand je conduis. Mais pour l'utiliser en GPS, là, ça m'intéressait nettement plus. 
(***) J'en ai déjà une qui me va bien, pour le peu que je l'utilise...
(****) Que dire de ma Clio qui n'avait qu'un lecteur de... cassettes ! Alors que je n'en avais déjà plus ! 

20 mars 2017

Voyages d'antan... Et aujourd'hui ?

Autrefois.... Quand on partait en voyage, on prenait la voiture pour ceux qui en avaient une, ou le train. L'avion n'était encore utilisé que par une mince frange de la société. Donc, on avait pris son billet et "loué" ses places (tiens, on ne disait pas réservé), et on arrivait à la gare en portant ses valises. Oui, en les portant, par la poignée.. J'insiste, parce que c'est un objet qui a totalement disparu avec les valises à roulettes qui marchent (oh pardon, roulent) à côté de soi, ou que l'on tracte d'un doigt. Il y avait aussi la cage du canari et/ou le panier du chat parfois.

Donc, on arrivait à la gare, on cherchait son train, puis sa voiture, et enfin sa place. Non, on ne compostait rien du tout, par contre, l'accompagnateur éventuel, lui, devait se munir d'un ticket de quai à prix très modique. Les compartiments de seconde classe avaient 8 places, ceux de première six seulement, fort confortables au demeurant. On s'installait en regardant la tête de ceux qui allaient passer de longues heures dans la même boîte. Un enfant mal élevé, un fumeur de cigares nauséabonds, une grand mère tranquille, un monsieur bavard ? C'était la loterie ! Première chose à faire, monter ses valises dans le filet, avant de s'asseoir et de déplier son journal ou d'ouvrir son livre. Un livre en papier évidemment, pas un e-book sur sa tablette !

Et le train partait, à l'heure, oui, c'était une règle d'or à l'époque pour le Chemin de Fer, dogme bien oublié actuellement. Aller par exemple de Paris à la Côte d'Azur demandait de très longues heures... On s'occupait en lisant, en tricotant, en faisant des mots croisés, en allant marcher dans le couloir pour mieux voir le paysage qui défilait, et on mangeait ! Oui, on ne s'embarquait pas pour un si long trajet sans avoir prévu de quoi se sustenter en route, le wagon restaurant n'étant pas à la portée de toutes les bourses. Le compartiment se remplissait d'odeurs variées... On accompagnait les petits enfants aux toilettes dont l'évacuation se faisait directement sur la voie (il était interdit de satisfaire à ses besoins quand on était en gare !), ce qui effrayant grandement les plus jeunes de voir ainsi défiler le ballast au fond du trou.

Une variante était le train de nuit. Là, on pouvait soit voyager assis, soit en couchette, en compartiment de 4 ou 6 couchages. En seconde classe, quand on était allongé, il fallait veiller à ne pas se redresser brutalement pour ne pas se cogner à la couchette du dessus, sauf quand on était à la plus haute, mais là, fallait être acrobate pour y grimper. Certes, quand on pouvait dormir, ça passait plus vite, mais si ce n'était pas le cas, on n'avait même pas le loisir de regarder le paysage, et on ne savait plus où on était, puisqu'on ne voyait plus le nom des gares. Et invariablement le contrôleur passait, allumant l'éclairage central et réveillant tout le monde !

Et tout ça a bien changé ! Pour en rester au voyage en train, de nos jours, on réserve sur Internet, le billet est directement chargé sur la carte de fidélité, ou on l'imprime soi-même. On arrive à la gare suivi de sa valise à roulette, on arpente le long quai pour trouver sa voiture de TGV, on dépose ses bagages dans les soutes prévues à cet effet (et jamais prévues assez grandes...) et on va s'asseoir à sa place. 3 heures plus tard on est au bord de la Méditerranée ! Tout juste le temps de visionner un film sur sa tablette, et d'aller chercher un café (hors de prix) au bar (*).

Ce n'était qu'une modeste comparaison Avant-Maintenant sur un trajet Paris vers le Sud-Est, mais on pourrait aussi évoquer les trains de banlieue d'antan, et les liaisons locales, remplacées par les TER et autres Intercités, mais là, la comparaison ne serait sans doute pas à l'avantage de ces derniers...

(*) Le plus difficile n'est pas d'y aller mais d'en revenir, en portant deux gobelets de café brûlant, sans se casser la figure, et sans les renverser sur les gens ! Parce qu'un TGV ça bouge beaucoup.



Printemps