14 nov. 2017

Montmartre


Partir de la place Pigalle, et monter par la rue Houdon, puis, continuer jusqu'à la gare inférieure du funiculaire ; se glisser à l'arrière d'un groupe de touriste d'Asie, et arriver au pied du Sacré-Cœur. D'accord, il y a du monde, même au mois de novembre, mais on arrive quand même à en faire abstraction et à déambuler dans les ruelles de la Butte, avec un certain plaisir. Il y a toujours un grand charme dans ce quartier, avec des perspectives originales, des escaliers qui semblent n'en plus finir, des boutiques d'art, et une multitude de restaurants qui se partagent la manne des touristes affamés, et qui proposent tous les mêmes plats, classiques, et sensiblement aux mêmes prix.

On bifurque vers la sympathique place des Abbesses, avec son entrée de métro de style Guimard et le retour vers la place Pigalle se fait tout en descente !

Le choeur de l'église Saint-Pierre

Vaut mieux pas avoir à remonter à pieds !

Ciel de novembre ?

6 nov. 2017

Veillée d'armes


Les joueurs (joueuses surtout) de l'Île de Corail sont dans les starting blocks : une nouvelle mission est annoncée, avec pour thème Thanksgiving, une île temporaire est prévue, avec des quêtes, des parcours, des trucs à récupérer (herbe, arbres, cailloux, etc.), des perles à gagner, des récompenses, enfin plein de choses fort alléchantes.

Quand ? Justement, on n'en sait rien, les concepteurs font durer le suspens, demain, après-demain, plus tard ? On piaffe... Les "fourmis" regardent ce qui avait été demandé l'année passée pour le même événement, et commencent à entasser planches, sucre, citrouilles, énergie, elles plantent et fabriquent à tour de bras pour ne pas être prises de court au démarrage de la mission. Les "cigales" attendent de voir, si elles feront ou pas la mission, si elle leur plaira, si elles peuvent récolter le nécessaire sans se prendre la tête, enfin, elles procrastinent ! Les "bas niveaux" se disent qu'une fois de plus elles n'y arriveront pas, les "hauts niveaux" regardent de haut toute cette agitation sachant qu'elles auront toujours les ressources nécessaires pour avancer, et tout le monde est fébrile !

Rappelons aux béotiens qui ne savent pas que ce jeu se passe sur plusieurs îles auxquelles on accède petit à petit, au fur et à mesure de l'avancement et des "richesses" que l'on accumule. On y construit des bâtiments, on y plante arbres, légumes, fleurs. On y cuisine ce qui procure du ravitaillement bien utile pour y faire travailler tous les personnages qui s'y agitent. C'est un jeu de patience et de temps, qui s'étale sur plusieurs années de jeu, qui est très prenant, très addictif. Les joueurs peuvent se regrouper dans une équipe, entre 2 et 50 personnes et peuvent s'envoyer matériaux ou comestibles pour s'entraider et se donner des tuyaux, quand elles ne discutent pas cuisine, vacances ou petits enfants, puisqu'il y a un "chat" prévu pour se parler (par écrit) et se coordonner.

Tout ça fait qu'un bon nombre, pas plutôt levé, se précipite sur l'ordinateur en buvant son premier café pour voir où en sont ses travaux, et demander des nouvelles aux copines, tandis que d'autres se dépêchent de préparer quelque chose avant de partir travailler, une véritable maladie j'vous dis !

C'est un jeu superbe, par ses graphismes, ses animations, son côté interactif (on voit pousser et fleurir les plantes en temps réel), ce qui pose quelques problèmes aux cartes graphiques faiblardes et aux machines un peu anciennes, et font râler leur propriétaire.

Il y a du travail déjà pour ouvrir toutes les îles, et toutes les zones de chacune d'entre elles, pour y construire tous les bâtiments nécessaires, et y prévoir toutes les cultures. On peut aussi aller visiter ses voisins ("amis" au sens Facebookien du terme) pour gagner une sorte de monnaie d'échange, ainsi que divers ingrédients rares. Et en plus, il y a des missions temporaires, durant entre 8 jours et 2 mois, qui pimentent le jeu. De quoi bien s'amuser pendant plusieurs années !

Alors, elle commence quand cette mission ? Que je fasse mon repassage avant, parce que sinon....

2 nov. 2017

La hantise des mises à jour

Aucun rapport avec le sujet de ce billet, mais l'image est tellement belle (merci à la Nasa)

Oui, j'ai la hantise des mises à jour, que ce soit sur le smartphone, sur la tablette ou sur l'ordinateur, parce que, quand on a un système qui fonctionne bien, on a toujours peur qu'un bug soit engendré par une modification et qu'on ne puisse pas revenir en arrière.

Par exemple, sur la tablette. Pas plutôt achetée et configurée, les deux ou trois applis indispensables installées, ne voilà-t-il pas qu'elle me propose des mises à jour du système. Bon, je les fais, je sais qu'un appareil neuf a un système d'origine souvent antérieur aux améliorations intervenues depuis. Tout va bien jusqu'à.... Ce que je veuille jouer avec Puffin Browser, là, plus rien n'allait, aucun jeu se lançait, toujours ce flash player qui n'était pas au rendez-vous. Je peste, je grommelle et finit par réinstaller Puffin, ce qui a résolu immédiatement le problème. Mais tout de même, c'est stressant, parce que si on ne peut plus jouer, c'est la fin du monde n'est-ce pas ?

Quant au smartphone, qui aura bientôt 2 ans, âge canonique pour ce genre d'outil, mais j'y suis attachée, il n'arrête pas de me proposer des mises à jour vers des trucs que je n'utilise pas, Youtube, Google books, et autres. Sachant que chaque mise à jour augmente la taille de l'application, il a fini par saturer, et j'ai du supprimer des trucs peu utiles certes, mais qui étaient plus intéressants que ce que le système proposait. Donc, maintenant, je refuse les mises à jour des applis jamais utilisées, ce qui ne l'empêche pas de me les reproposer à chaque fois.

Quant à l'ordinateur, quand il me propose une mise à jour de Itunes ou de Safari, ça ne m'inquiète pas. Itunes ne me sert que quand je veux encoder un CD pour en mettre le contenu sur la clé USB dans la voiture (*), et Safari n'est qu'un de mes nombreux navigateurs installés. J'ai suffisamment confiance dans l'OS pour accepter les yeux fermés les mises à jour système, mais là, il m'en propose une pour les drivers de l'imprimante... Or mon imprimante est très vieille, je l'avais déjà sur mon Mac précédent, elle n'existe plus dans le commerce et je risque très bientôt d'avoir des soucis pour trouver des cartouches. Quel type de mise à jour peut exister sur ce genre de vieux matériel ?? Vieux c'est sûr, mais qui fonctionne parfaitement, en impression, et en scanner. Est-ce bien raisonnable de risquer de perturber un fonctionnement qui me donne toute satisfaction ?

On y va ! Pfff... un millième de seconde et c'était installé, et tout marche aussi bien qu'avant, c'était bien la peine de s'inquiéter !!!

Mais il n'empêche, selon le grand principe qu'on ne touche pas à un système qui marche, je déteste les mises à jour.

(*) Il n'y a plus de lecteur de CD dans les voitures neuves, tout passe par l'USB, via le smartphone ou une clé.

1 nov. 2017

La Toussaint


Dans notre pays qui fait de gros efforts pour renier ses racines chrétiennes, il règne un joyeux mélange entre la Toussaint et ses vacances scolaires, Halloween et ses citrouilles, le jour des morts et ses chrysanthèmes.

La Toussaint est une fête exclusivement catholique. Autrefois, dans les premiers temps du Christianisme, on vénérait les saints locaux, qui étaient pour la plupart des martyrs. Rien n'était encore centralisé, il y avait donc une multitude de fêtes, variant d'une paroisse à l'autre, dans un joyeux bazar. Le pape Boniface IV, au 7ème siècle, a voulu mettre un peu d'ordre. Comme il venait d'acquérir le Panthéon, à Rome, temple où les romains adoraient TOUS les dieux de l'Olympe, il l'a transformé en église sous le nom de Sainte Marie des Martyrs, et décidé que le 13 mai serait dorénavant la fête de TOUS les saints. Ceci jusqu'en 830 où là, un autre pape, Grégoire III s'est aperçu qu'on fêtait partout la saint Samain, le 1er novembre, avec banquets, liesses diverses et orgies, selon les rites d'une antique fête celtique. Et ça ne lui a pas plu du tout ! Il a donc décalé la fête de tous les saints au 1er novembre pour contrer cette concurrence qui le contrariait !

La fête de la Toussaint s'est donc retrouvée le 1er novembre, et c'est ainsi depuis cette date. C'est une fête gaie, où l'on vénère tous les élus, tous les saints, tous ceux qui ont laissé une trace vive dans l'histoire de l'église, ça n'a rien de sinistre ou de douloureux ! 

La fête des morts, ou plus précisément la commémoration des fidèles défunts, a lieu le lendemain, le 2 novembre. On y fait mémoire de tous les membres de la paroisse qui sont morts durant l'année écoulée, nominalement. Ce n'est pas aussi joyeux que la veille, même pour des chrétiens qui ont foi en la résurrection. Alors, pourquoi va-t-on sur les tombes le jour de la Toussaint plutôt que le lendemain ?

Tout simplement parce que la Toussaint est un jour férié, et que pour ceux qui travaillent, il est plus facile de se déplacer dans les cimetières qu'un jour ouvré. Mais ça contribue grandement à la confusion entre les deux célébrations !

Les enfants, eux, sont en vacances à cette date, et là aussi, ça ne date pas d'hier. Autrefois, c'était la fin du ramassage des pommes de terre, et les enfants étaient mobilisés, manquant donc l'école. Les maîtres ont donc décidé de les en dispenser officiellement, puisque de toutes façons, ils ne venaient pas ! Et les vacances actuelles des écoliers sont un retour à cette pratique, même s'ils ne ramassent plus les pommes de terre, pratique qui avait pourtant disparu pendant longtemps (*). Donc, si, pour des raisons de laïcité exacerbée on se refuse à parler de vacances de Toussaint, on devrait les appeler "vacances des pommes de terre", plutôt que vacances d'automne, ce serait plus historique ! (**).

Quant à Halloween, c'est une récente importation des pays anglo-saxons, et plus particulièrement des États-Unis, ça ne faisait pas partie des coutumes françaises d'antan, mais ça n'a pas empêché les commerçants de la ressusciter pour d'évidentes raisons ! Occasion de vendre déguisements, friandises, maquillage, etc... Ça n'a rien à voir avec la Toussaint, même si ça a lieu la veille, c'est une coïncidence de calendrier, les américains étant plus protestants que catholiques, pour eux la Toussaint n'existe pas, il n'y a donc pas confusion. 

Merci à KTO pour toutes ces précisions, et à Loïc Landrau pour ses claires explications. Sans oublier Any Fleurs, qui m'a autorisée à photographier ses chrysanthèmes que pourtant je n'achetais pas.



(*) quand j'étais écolière, il y a plus d'un demi siècle, nous n'avions pas de vacances à la Toussaint. Il fallait attendre Noël. 
(**) Mais c'est vrai que l'Histoire n'est qu'une vieille lune qu'il n'est pas utile d'enseigner....

30 oct. 2017

Des valises, comme s'il en pleuvait !


Quand on aime voyager, on a plusieurs valises, c'est normal, mais... Quand on rapporte plein de trucs de ses périples, on achète une valise supplémentaire pour le retour, celles prises à l'aller étant déjà pleines au départ. Et quand on aime les bagages et la maroquinerie, on a tendance à craquer quand on rencontre une valise ou un sac qui plaît. Le résultat, c'est qu'au bout de quelques années, on pourrait monter un magasin !

Celle-ci vient d'Anchorage, où on avait trouvé des vêtements chauds, bien agréables, mais bien encombrants.. Ce sac vient d'Afrique du Sud, pour y mettre tous les souvenirs rapportés de là-bas... Ces bagages à roulette viennent du Walmart de Whitehorse dans le Yukon, ils ont fait du chemin... Cette valise, trop belle, on a flashé dessus en la voyant en vitrine... Donc, en plus, on y tient à tout ça, ce sont des souvenirs, mais ça prend beaucoup de place, surtout quand on ne prend pas la peine de trier et de ranger un tant soit peu.

Alors, on retrousse ses manches et on s'y met ! Ah, ce sac, pas utilisé depuis dix ans, pourquoi le garder ? Et cette sacoche ? Aucun intérêt ! Une fois tout ça trié, on repose les valises, les plus grandes au fond, les plus petites devant, les gros sacs rangés dessus, les petits accrochés, ah, ça a déjà meilleure allure ! En plus, ça permet de retrouver des trucs dont on avait totalement oublié l'existence.

Maintenant, au prochain départ, ce sera facile de trouver le bagage idéal, et, au retour, faudra essayer de ne pas tout balancer en vrac, comme d'habitude, d'ailleurs, c'est quand le prochain départ, et pour quelle destination ? L'avenir le dira...........